lundi 28 janvier 2008

Dimanche 27 janvier

La commission Attali rend son rapport et 316 propositions pour –dixit- « libérer la croissance de la France ».

J’ai toujours pensé des commissions et des groupes de travail qu’il suffisait de savoir comment ils étaient composés pour deviner le fruit de leur travail. Celle-là n’échappe pas à la règle : que des crânes d’œufs ! Que des premiers de la classe ! Que des bac + 10 ! Que des success-story ! Pas un ouvrier, pas un employé, pas un chômeur, pas un Rmiste…un seul syndicaliste ou plutôt un « ex ». Bref, pas un « monsieur ou madame tout le monde ». Et vous voulez que je vous donne un résultat pour tout le monde ? Mission quasi-impossible….
J’ajoute que j’entends le président de la commission dire « c’est à prendre ou à laisser, c’est tout ou rien, les 316 propositions ou nous n’accepterons pas que nôtre travail soit dénaturé », je suis plus que perplexe. Je deviens rétif. Eh quoi, la parole d’expert serait parole d’évangile ? Personne ne serait digne d’en discuter ? Ni le Parlement – voilà la République des experts – ni le peuple – voilà la dictature des savants ?

Bonjour la démocratie moderne !

Enfin, quand j’entends le même président de commission proposer la suppression des départements – le débat est recevable mais il mérite mieux que cet emporte-pièce – en argumentant que la « seule raison de persister est de payer des revenus aux élus », alors là, une nausée m’envahit et me donne une formidable envie de vomir : le populisme ne fait pas que des émules à l’extrême droite.

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