Sur les marchés de Tarbes, au Marcadieu jeudi, à Brauhauban samedi, comme dans les très nombreuses réunions de proximité, on a senti, ces derniers jours, un retour notoire du débat politique national. SARKOZY en est la cause : d'abord, parce qu'après ses nouvelles frasques de milliardaire pendant les fêtes, sa conférence de presse de mi-janvier sur le ton « circulez, y a rien à voir, les caisses sont vides » est intervenue comme une douche froide et les sondages ont basculé ; ensuite parce que le président-touche-à-tout fait une déclaration tonitruante sur le thème « on va politiser les municipales » ! Bien sûr, il est intervenu juste après – à Pau me semble-t-il – pour dire qu'il n'avait jamais dit ça .... sur la pression des élus de Droite qui ne veulent pas entendre parler de cette politisation puisque, c'est bien connu, ils sont « apolitiques » !
Trop tard, le débat est lancé : le scrutin sera-t-il local ou national ? Et beaucoup de citoyens nous interrogent puisque tous les médias ont repris la question.
Scrutin municipal après scrutin municipal, ma réponse est invariable : les deux mon capitaine !
Bien sûr, quand nous sommes candidats à Tarbes, nous les 43 membres de la liste que j'ai la fierté de conduire, nous le faisons comme citoyens tarbaises et tarbais s'adressant aux habitants et électeurs de cette ville pour leur proposer un projet municipal et construire l'avenir de notre ville. Jusque là, me direz-vous, on est bien dans un scrutin local. Exact. Mais notre démarche n'est pas « apolitique » ni déconnectée des grands débats politiques : notre démarche est celle de citoyens engagés pour leur ville....et pour des valeurs !
Et nos propositions pour Tarbes sont bien imprégnées de ces valeurs, de notre conception de la société et du vivre-ensemble, de notre volonté de traduire concrètement notre idée de la solidarité et de la justice sociale ! Et tout cela nous renvoie bien à des débats nationaux !! Comment, par exemple, relancer la construction de logements sociaux à Tarbes si Madame BOUTIN réduit drastiquement les crédits de l'Etat pour ce secteur ? Et comment construire des dispositifs de réussite éducative si Monsieur DARCOS supprime encore des postes, des classes, des écoles ?
J'arrête là. On voit bien que le scrutin, comme toujours sera local, teinté de national et que les deux facteurs seront intimement liés. On voit bien que le débat, local, opposera à Tarbes, comme ailleurs, un député socialiste et un représentant local de M. SARKOZY et de l'UMP. Quoiqu'en dise ce dernier. Les électeurs ne sont pas dupes.
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